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 LÂCHERS D'ANIMAUX D'ÉLEVAGE

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murphi6666
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Date d'inscription : 25/01/2007

MessageSujet: LÂCHERS D'ANIMAUX D'ÉLEVAGE   Mer 2 Mai - 13:45

Les chasseurs effectuent de nombreux lâchers d’animaux dits "de tir", puisque lâchés très peu de temps avant l'action de chasse.
Cette pratique est condamnable pour de multiples raisons. De nombreux chasseurs la déplorent également, souhaitant que la chasse reste attachée à la seule recherche d'un animal sauvage évoluant librement dans son environnement naturel.

STATISTIQUES : QUELQUES REPÈRES

1999 (chiffres publiés par le Chasseur Français - juin 1999)
Faisans: 14 millions
Perdrix grises et rouges: 4 millions
Colverts: 1 million
Lapins, lièvres, sangliers et cerfs: 1 million (ensemble).


UNE PRATIQUE COURANTE

D’aussi loin que remontent les archives de la Ligue ROC, on y trouve trace d’animaux élevés pour être lâchés. Exemples :


«Dans le Médoc…l’ouverture a été moyenne avec du lapin et du faisan. Il est vrai que, pour ce volatile, plusieurs milliers avaient été lâchés à quelques heures de l’ouverture…».
Source: Sud-Ouest du 16 septembre 1985.
«Si le jour de l’ouverture on rentre bredouille, on fera mieux la prochaine fois avec les lâchers hebdomadaires de gibier d’élevage».
Source: Le Provençal du 9 septembre 1989.
«Sur 15 millions de faisans issus des élevages français, 97% sont tirés immédiatement…».
Source: Le Journal de la Sologne - octobre 1992.
Et la situation perdure, il suffit de lire la presse quotidienne régionale pour le constater.
«Les lâchers de perdrix et faisans auront lieu toutes les deux semaines à compter de l’ouverture».
La Nouvelle République du Cher - septembre 2003.
«Au cours de la prochaine saison, régulièrement des lâchers seront effectués avec des couples de mammifères.»
Centre Presse - juin 2003.
«300 faisans et 120 perdreaux lâchés en cinq fois (…) le président persiste à penser qu’il est plus intéressant de les lâcher la veille, « pour que les faisans se défendent mieux».
Le Courrier Picard - mars 2004.
«1200 pièces de tir ont été lâchées -sur la commune- en 2003».
Var matin - 2004.
Il existe aussi des lâchers dits de «repeuplement». La plupart du temps, ils sont effectués au printemps précédant la saison de chasse. L’intention semble meilleure puisqu’il s’agit en principe de contribuer à repeupler un territoire pour éviter la disparition locale de l’espèce considérée. En réalité ces lâchers de repeuplement sont trop souvent des lâchers de tirs «déguisés». Le Larousse de la chasse (édition 2002) le dit très bien : «Pour palier cette régression – de la perdrix rouge - les chasseurs (…) continuent sur cette voie: les lâchers de tir, parfois camouflés en lâchers de repeuplement.»

Lorsqu’une espèce animale est réintroduite pour empêcher son extinction (ours...), la réintroduction est toujours précédée d’une étude de faisabilité. Cela devrait être le cas pour les lâchers de repeuplement.


UNE PRATIQUE HONTEUSE ET DANGEREUSE

Les lâchers de tir sont d’abord condamnables pour des raisons éthiques: les animaux sont lâchés dans les jours qui précèdent l’ouverture de la chasse et dans les jours qui précèdent les week-ends pendant la saison !
Ces animaux ne sont pas adaptés à la vie en liberté. Ils sont bien souvent incapables de se nourrir seul. Ils sont habitués à la présence humaine et leur approche par le chasseur n’est guère difficile… Certains chasseurs appellent d’ailleurs cela le tir sur «cocotte»…
Les lâchers sont également condamnables pour les risques d’ordre sanitaire ou génétique qu’ils induisent. Ces problèmes concernent aussi bien les lâchers de tir que les lâchers de repeuplement.
D’un point de vue génétique, on assiste à une uniformisation des espèces et les souches domestiques devenant dominantes réduisent l’adaptabilité des espèces à la vie sauvage. On assiste même à des lâchers d’espèces non indigènes, par exemple la Perdrix choukar asiatique au lieu de la Perdrix rouge, la Caille de Chine lâchée au lieu de la Caille des blés. Le cas des «cochongliers», sangliers lâchés avec un patrimoine génétique différent du sanglier sauvage, est également connu, tout comme celui des faisans.
D’un point de vue sanitaire, le risque est grand d’introduire de nouvelles pathologies ou de contribuer à étendre une épidémie (peste porcine, virus influenza…).
Enfin, les lâchers entraînent le maintien «d’une forte pression de chasse qui s’exerce aussi sur d’autres espèces de façon non rationnelle, pouvant entraîner leur régression…». F. Biadi et P. Havet – ONCFS 1990 et ils sont la raison d’être du maintien du piégeage des petits carnivores dont les chasseurs ne peuvent admettre l’idée qu’ils se nourrissent des animaux qu’ils ont lâchés !
Il faudrait stopper la pratique du lâcher de tir et mieux encadrer celle du lâcher de repeuplement. Certaines revues de chasse osent l’écrire; certains responsables cynégétiques osent le dire… mais les lâchers continuent. La chasse en a trop besoin pour éviter la chute des effectifs de chasseurs !


LE SORT DES ANIMAUX DITS «DE TIR» en 3 tableaux et 1 vidéo

1 - Regard sur leur élevage
«Les faisans doivent porter des anneaux sur le bec pour éviter le picage : les faisans se piquent entre eux et s’arrachent les plumes jusqu’à s’entre-tuer… On les équipe d’avibecs fixés dans les narines».
Source: Le Courrier picard du 22 septembre 1992. Pour combattre le picage, on utilise aussi le débecquage qui consiste à couper le tiers de la partie supérieure du bec à l’aide d’une lame chauffée au rouge.
2- Jour de chasse
«le gibier avait été lâché le matin même…sur quatre-vingt pièces, soixante-six avaient été tuées». Source: La Voix de l’Aisne du 31 octobre 1992.
3- Le sort des survivants
En longeant un bois un chasseur est suivi par un faisan «lâché une semaine avant, une semaine pendant laquelle il n’avait rien mangé».
Source: Le Chasseur français de février 1992.

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