Corsica Nature

oiseaux,mammifères,poissons,réptiles,amphibiens, forum Hermanni de CORSE,végétaux
 
AccueilPortailGalerieFAQRechercherCalendrierS'enregistrerConnexion

Sujets similaires
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Derniers sujets
» La pêche de nuit en bateaux (CORSE)
Ven 1 Déc - 17:12 par murphi6666

»  Daiwa Tanacom 1000 E
Lun 9 Oct - 0:00 par murphi6666

» Déformation de la langue Française
Mar 5 Sep - 18:37 par murphi6666

» http://www.despoissonssigrands.com/
Jeu 17 Aoû - 18:22 par murphi6666

» Cdiscount (a lire)
Mer 19 Juil - 12:53 par murphi6666

» Les cigognes de Marrakech
Dim 9 Juil - 19:43 par murphi6666

» Place jemaa al fna
Dim 9 Juil - 19:40 par murphi6666

» Locations attentions aux arnaques
Dim 9 Juil - 19:10 par murphi6666

» Le Maroc (sommaire )
Dim 9 Juil - 18:49 par murphi6666

» La prostitution au Maroc
Dim 9 Juil - 18:45 par murphi6666

» Le Maroc
Dim 9 Juil - 18:44 par murphi6666

» Nombreuse vidéos suprimés par youtube
Mer 21 Juin - 23:44 par murphi6666

» http://www.fn-rbmcorsica.com
Lun 12 Juin - 19:05 par murphi6666

» a l'huile sur toile
Dim 11 Juin - 1:44 par murphi6666

» La langouste rouge de méditerranée (corse) Palinurus elephas
Sam 3 Juin - 14:04 par murphi6666

» Terminator 2 revient en 3D pour 5 ans
Mer 24 Mai - 8:19 par murphi6666

» les attentats en France et a l'étrager
Mar 23 Mai - 23:47 par murphi6666

» Législatives et médias
Ven 19 Mai - 13:14 par murphi6666

» Macron qui nous prend pour des cons appel a l’abstention
Mer 17 Mai - 14:47 par murphi6666

» Lois Macron Attention au saucisson
Ven 12 Mai - 20:43 par murphi6666

Navigation
Portail
Index
Membres
Profil
FAQ
Rechercher


LA FAUNE D’EUROPE
CLIQUEZ SUR LE LIEN

Descriptifs-des-Oiseaux-d-EUROPE

Les-sous-especes-de-CORSE
Les-poissons-de-France
Les-mammiferes-de-France
Reptiles-et-Amphibien
Forum-de-la-tortue-d-hermann Corse
Les-insectes
FLORE DIVERS







Partagez | 
 

 Pêche de la LANGOUSTE ROUGE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
murphi6666
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 1415
Age : 58
Localisation : corse du sud ( a voté ! )
Date d'inscription : 25/01/2007

MessageSujet: Pêche de la LANGOUSTE ROUGE   Mer 9 Mai - 20:35

la LANGOUSTE ROUGE


Daniel LATROUITE et Philippe NOEL
IFREMER - Centre de Brest - DRV/RH - BP 70 - 29 280 Plouzané - France

En France, la langouste rouge longtemps exploitée au casier est désormais capturée au filet emmêlant.

En Méditerranée (Corse) elle fait l'objet d'une pêche dirigée et en Atlantique elle constitue souvent une capture annexe et complémentaire des baudroies (Lophius piscatorius), raies (Raja sp.), turbots (Psetta maxima), barbues (Scophtalmus rhombus), ect. Depuis quelques années, le besoin d'une taille minimale européenne est souligné dans divers documents de la Commission (mention "taille à déterminer") mais, probablement à cause du peu de données récentes sur l'espèce, le règlement (CE) n°894/97 du Conseil du 29 avril 1997 "prévoyant certaines mesures techniques de conservation des ressources de la pêche" n'en fixe pas. Le présent article a pour objet de diffuser les résultats d'observations (éventuellement fragmentaires) sur l'exploitation de cette espèce en France, sur sa biométrie et sur sa taille moyenne de première maturité.


Au cours de la période récente 1989-1994, selon les statistiques officielles, la production française annuelle moyenne est de 186 tonnes (annexe 1). Les quartiers maritimes de Méditerranée rendent compte de moins de 35 tonnes (en Corse, principalement à Bastia) et ceux d'Atlantique du complément (en Bretagne essentiellement, avec Audierne, Brest et Morlaix).

En Corse 150 bateaux environ, dont la plupart de moins de 5 tonneaux, la pêchent au filet trémail (localement appelé "bistinari"), à maille centrale étirée de 160 à 125 mm. La pêche est autorisée du 1er mars au 1er septembre (fermée 6 mois de l'année), la taille minimale légale est de 21 cm de longueur totale et huit réserves dans lesquelles la pêche est interdite sont réparties autour de l'île.
En Méditerranée comme en Atlantique, l'essentiel des captures provient de la bande côtière des 12 milles.
Il existe peu de données pour caractériser la structure de taille des captures. Pour la Corse, une composition moyenne des prises commerciales établie en 1983 et 1984 faisait apparaître un mode très marqué autour de 8 cm (longueur céphalothoracique) et une taille maximale de 12 cm pour les femelles et de 14 cm pour les mâles (Marin, 1987). En Bretagne il n'a pas été fait d'échantillonnage régulier mais les observations disponibles indiquent que les captures de langoustes de moins de 10 cm sont peu nombreuses, que le mode se situe entre 12 et 14 cm et que la taille maximale est de l'ordre de 17 cm pour les femelles et de 20 cm pour les mâles.


L'établissement d'une taille minimale de capture suppose en préalable la définition d'une mesure de référence. Pour le homard et la langoustine, espèces morphologiquement voisines des langoustes, le règlement des Communautés européennes prend en compte la longueur totale LT mesurée de la pointe du rostre jusqu'à l'extrémité postérieure du telson à l'exclusion des setae, ou la longueur dite céphalothoracique LC prise parallèlement à la ligne médiane à partir de l'arrière de l'une des orbites jusqu'à la bordure distale du céphalothorax. Il est par ailleurs admis que la longueur céphalothoracique est préférable à la longueur totale dont la mesure varie en fonction des forces d'étirement ou de courbure exercées par l'opérateur sur la jonction céphalothorax-abdomen.
Dans le cas des langoustes, dont l'orbite est peu prononcée, la longueur céphalothoracique est habituellement mesurée à partir de l'extrémité de l'épine centrale jusqu'à la bordure distale du céphalothorax. Pour contourner la difficulté à positionner le pied à coulisse à l'extrémité de l'épine, Letaconnoux, Hepper et Gibson sollicités par le Shellfish Committee (Hepper 1966) avaient proposé d'équiper le doigt fixe des pieds à coulisse d'un dispositif sur lequel s'emboîterait le rostre. Ce dispositif n'ayant, semble t-il, pas connu un grand succès, l'alternative consistant à prendre comme référence la base de l'épine et non la pointe mériterait d'être considérée.
Les données utilisées pour l'étude des périodes de ponte, d'incubation, d'éclosion et pour l'établissement de la taille moyenne de première maturité, proviennent d'échantillonnages réalisés occasionnellement à bord de navires de pêche (fileyeurs), en criée ou chez des mareyeurs. Toutes se rapportent aux côtes bretonnes (mer d'Iroise essentiellement) et ont été collectées entre 1983 et 1993. Les mesures de céphalothorax (LC) sont prises à l'extrémité de l'épine.


L'évolution de la proportion de femelles ovigères rapportées à l'ensemble des femelles renseigne sur le déroulement des pontes et des éclosions à la condition que la fraction des femelles immatures varie peu d'un échantillon à l'autre. Pour éviter ce type de biais, seules les femelles de taille égale ou supérieure à 95 mm ont été prises en compte dans notre analyse (annexe 2).

La proportion de femelles ovigères est voisine de zéro de juin à août, croît en septembre-octobre, atteint un plateau à partir de novembre et décroît fortement en avril-mai (figure 6). La couleur des oeufs (oranges après la ponte, bruns avant l'éclosion), l'apparition de l'oeil sur les embryons et l'observation des soies sur les femelles qui ont récemment dégrainé confirment la saisonnalité suivante : les premières pontes apparaissent en août et les dernières en novembre ; les premières éclosions sont observées en mars et se généralisent en avril-mai. La durée d'incubation est d'environ six mois mais, pour les tailles supérieures à 95 mm, on trouve des femelles ovigères dans une proportion voisine ou supérieure à 20 % pendant neuf mois de l'année.


La taille moyenne de maturité peut être établie selon différents critères mais la plupart des auteurs considèrent que la présence des oeufs sous l'abdomen des femelles caractérise au mieux la maturité fonctionnelle (Latrouite et al 1981 et 1984, Chubb 1995). La taille moyenne de première maturité fonctionnelle est, par convention, celle à laquelle le rapport du nombre de femelles ovigères au nombre total de femelles atteint 50 % de la valeur asymptotique de la sigmoïde.

Dans notre échantillon (annexe 3) nous avons sélectionné les observations réalisées de novembre à avril, période au cours de laquelle la proportion de femelles ovigères est maximale. Les plus petites femelles ovigères observées mesuraient 92 mm de longueur céphalothoracique. A partir de 95 mm la proportion évolue autour d'une valeur asymptotique de 70 % environ. Le nombre d'individus dans la gamme de taille critique (90 à 100 mm) étant faible dans notre échantillon (tout comme dans les captures), des observations complémentaires seront nécessaires. Toutefois, sous cette réserve, il semble que la taille moyenne de première maturité fonctionnelle soit atteinte pour une longueur céphalothoracique de l'ordre de 95 mm (soit 27.8 cm de longueur totale et 640 grammes).

On sait que la taille à partir de laquelle les femelles se reproduisent varie en fonction de paramètres du milieu telle la température. Ainsi en Méditerranée, dans les eaux corses, la taille moyenne de maturité fonctionnelle serait atteinte à 86 mm (Marin, 1987) et en Ecosse les plus petites femelles oeuvées mesureraient 98 mm (Ansell et Robb, 1977).


La taille minimale légale est celle en dessous de laquelle les individus ne peuvent être ni capturés ni vendus. Sa détermination a en général pour objectifs de protéger les immatures, contribuer à maintenir la biomasse féconde et éviter la surexploitation pondérale des individus (growth overfishing). Il est souvent admis, empiriquement, qu'elle doit être égale ou supérieure à la taille moyenne de première reproduction des femelles. Dans le cas de la langouste rouge cette considération conduirait à proposer qu'en Atlantique elle soit d'environ 95 mm mesurés de la pointe de l'épine centrale à la bordure distale du céphalothorax, ou 91 mm mesurés de la base de l'épine centrale à la bordure distale du céphalothorax, soit 27.8 cm de longueur totale pour les femelles et 26.4 cm pour les mâles (respectivement 640 g et 580 g). Comparée à l'actuelle taille légale française en Atlantique (23 cm) cette mesure représenterait, en première approche, une augmentation substantielle. En réalité la contrainte (mais aussi l'impact ?) serait faible en raison de la faible représentation des petits individus dans les captures. S'agissant de la taille de référence, la longueur céphalothoracique prise à la base de l'épine permet une manipulation plus facile que la longueur céphalothoracique prise à l'extrémité de l'épine et mériterait, à ce titre, d'être privilégiée.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
http://corsica-nature.discutfree.com
 
Pêche de la LANGOUSTE ROUGE
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» aquarium 30 litres : Poisson rouge !
» anthurium rouge
» comment ne pas (trop) martyrisé un poisson rouge ?
» double rouge
» vers de vase rouge

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Corsica Nature :: Les poissons d'eau douce :: Pêche et législation-
Sauter vers: